Le mot est un être vivant …

André Naftali Lévy

est chercheur en philologie et en archéographie: linguistique antique, science de l’origine des écritures entre la Mésopotamie et l’Egypte Pharaonique.

André N. Lévy est poète, a reçu en 1996 le 1er prix de poésie pour son recueil “Paul Verlaine” conféré par l’Académie des Provinces françaises, et en 2000, les Titres de “Grand auteur du petit musée et membre séculaire de l’association des authentiques amis d’Alphonse Allais”.

Il est autodidacte, a fait des recherches personnelles, dans les pays eux-mêmes lors de ses voyages sur l’origine des écritures (1967-2018). Tous ces livres sont déposés au titre de Dépôt Légal aux bibliothèques: Nationale de France à Paris, Universitaire des Bastions à Genève, Universitaire de Lausanne et Nationale de Berne.

Fondation Archéographie Lévy Stelle

La fondation poursuit un but d’intérêt public en s’impliquant dans l’enseignement, la formation, l’édition, l’exposition, la rencontre et la recherche visant à apporter au grand public une meilleure connaissance et compréhension de l’archéographie. Elle y participe directement, mais également indirectement, par le financement des recherches et projets d’autres entités visant le même but.

Autres thèmes d’enseignements & ouvrages :

Dictionnaires

Biographies poétiques & théâtrales

Poésies & Pensées

Cartes postales

Evolution de lettres

Les Manuscrits de la Mer Morte

Cahiers de calligraphie

Almanach

Familles des alphabets

Calligraphies de peintures

Quelques alphabets des familles antiques: 

hiéroglyphes, cunéiformes, sémitiques, indiennes, chinoises, africaines, méditerranées, grecques, amérindiennes & orphelines.

L'akkadien (-2000)

Ecriture Cunéiforme

La ville d’AKKAD est dans l’empire de NEMROD, petit fils de CHAM, lui-même un des trois fils de NOE (CHEM, CHAM, JAPHET).

Fondée par SARGON vers l’an 2500 avant notre ère, elle s’oppose à SUMER, bordant le fleuve « Tigre » au nord de Babylone.

Leur langue d’origine sémitique fut parlée durant plus de trois millénaires et leur écriture a inspiré les Araméens, les Hébreux et les Nabatéens.

Le protosinaïtique (-1800)

Le protosinaïtique prend sa source en tant qu’écriture dans différents sites de la péninsule du « SINAI » d’où son nom.

Le plus important d’entre eux est un site des mines de turquoise «SERABITE –EL– KHADIM» dédié à la déesse HATHOR (HWT) une femme à la tête ornée d’une paire de cornes bovines entre lesquelles brille le disque solaire.

Elle est le symbole de l’amour, de la joie et de l’ivresse.

Les textes que l’on retrouve en sinaïtique sont écrits de gauche à droite, en effet, en Egypte, nous sommes en Afrique; c’est une nouvelle écriture, une sorte de réduction des hiéroglyphes avec un son, une forme et plusieurs sens pour chaque symbole.

Elle forme une des premières écritures symboliques alphabétiques avec 17 lettres d’origine, puis 20 lettres.

Le proto-araméen et l'araméen (-1800 à -500)

Un peuple nomade devenu sédentaire sous la conduite de leurs chefs que l’on nomme les «SEIGNEURS D’ARAM».

Ils vivent autour de Damas. Ils empruntent la conception aux akkadiens de leur écriture cunéiforme. Leur langue est d’origine sémitique, elle se lit de droite à gauche. Leur écriture est réservée aux inscriptions royales et de ce fait séduit un grand nombre de scribes égyptiens et persans. En atteignant la vallée de l’Indus, elle sera utilisée comme langue internationale. Elle s’écrira sur parchemin, sur papyrus, sur des ostraca (fragments de coquilles ou tessons de poterie).

Employée par les ambassadeurs perses, palestiniens, elle inspire le nabatéen, elle séduit la reine ZENOBIE qui contrôle l’oasis de Palmyre. Les Hébreux s’en inspirent pour la rédaction de passages importants dans la bible : Le PENTATEUQUE, le LIVRE DE DANIEL, puis rédigent les rouleaux de la Mer Morte en écriture de forme dite carrée en araméen et judéo-araméen.

C’est à cette époque que naîtra Abraham, dont les données archéologiques, qui sont des faits historiques, le situent aux alentours de l’an -1800 également. Nous le retrouvons dans la Bible avec ses deux fils : Ismaël et Isaac (dans Genèse : chap.11 verset 10 et chap. 25 verset 18). Il se nomme Abram, en hébreu : אברם et en araméen : אברמ, il n’y a pas de lettres finales en proto-araméen, ce proto-araméen de l’époque d’Abram, lorsqu’il est le père des araméens de son pays natal, avant d’être le père de la

multitude ou de tous les peuples, lorsqu’il prendra le nom d’Abrahamאברהמ– en proto-araméen, Abrahamאברהם– en hébreu et Ibrahim en arabe.

Rachi, un Rabbin, un exégète, légiste, né au XIème siècle à Troyes (1040-1105), dont la qualité est la littération, l’association de chaque lettre afin de découvrir la racine du mot, dont le sens sera le plus ajusté, source d’un dialogue de paix universelle entre les êtres. Rachi est un Rabbin qui a des disciples chrétiens ; grâce à sa probité envers l’écriture, comme Nicolas de Lyre qui influencera Martin Lutter pour sa Bible en son temps, Rachi (Rabbi Chlomo Ben Itzhak Ha TzarfatiRabbin Salomon, fils d’Isaac le Français !), littère Abram dans sa paracha (section) de la Bible « Lekh-Lekha » : « Va vers toi » … Dit l’Eternel à Abram, puis à Abraham !

ABRAM : (Rachi dit), AB(père) ARAMI(araméen), d’où ABRAM le père de sa terre, de son pays natal (Aram) à l’époque des sumériens, puis des akkadiens. C’est l’époque où les araméens utiliseront le papyrus pour écrire, à partir des symboles akkadiens, dessineront des lettres carrées et auront un alphabet de 17 lettres qui prendra le nom de proto-araméen.

Le phénicien (-1400)

Grands voyageurs, les Phéniciens exportent leur écriture en Mésopotamie et en Méditerranée, HERODOTE et DIODOR de Sicile, historiens célèbres, reconnaissent son effet cosmopolite et leur rôle d’intermédiaire. Les balbutiements de l’écriture seraient nés à Sumer, au Sud de la Mésopotamie, vers l’an -2000 (Uruk, Ladash, Larsa). Grâce à une écriture pictographique, de type cunéiforme, avec ses symboles.

Plus au Nord, voici dominant, le royaume d’Akkad avec Babylone et Nippur, qui utilise également l’écriture cunéiforme vers l’an -1800 (en forme de

coins). De ses deux civilisations, naîtra l’écriture protoaraméenne de la ville de Ur, anciennement Sumer, l’actuelle Chaldée. Cet alphabet proto-araméen, qui est diffusé en Asie (en Inde et en Chine), touche tous les peuples sémitiques (hébreux, arabes, cananéens, phéniciens…).

Le phénicien, par ailleurs, en est le noble diffuseur, tout en adaptant l’écriture proto-araméenne, akkadienne, protosinaïtique (réduction des hiéroglyphes), à leurs us et coutumes.

Le proto-nabatéen (-1300)

Le peuple nabatéen est nomade, issu d’un ancêtre Nébayot, un fils d’Ismaël lui-même fils d’Abraham.

Ils sont connus par les araméens sous le nom de NABATU, payant leur tribut à ASSOURBANIPAL (-600).

Les Nabatéens sont de grands voyageurs, Syrie, Palestine, Méditerranée, l’Arabie et l’Inde. Ils font un commerce de l’or, de bois précieux, d’aromates et d’épices.

Ils s’installent en EDOM près de la Mer Morte sur la roche « SELA » où ils font leur capitale  « PETRA ».

Ils adorent leurs dieux particulièrement SHAY’AL QAWN (le pasteur des peuples), celui qui ne boit pas de vin, la déesse ALLAT (Athéna), le Dieu KUTBA (le lettré).

KTB est la racine du verbe écrire en araméen et langues sémitiques – KATABA.

La langue nabatéenne a son propre alphabet, découvert à AL NEMARA (-500), dont la langue mère est l’araméen; elle, sera à l’origine de la langue arabe.

Le proto-hébraïque (-1300 à -500)

Les Hébreux sont issus de la génération de NOE et de son épouse NA’AMA, par leur fils SEM. Ce dernier a un fils ARPAKCHAD (le victorieux) qui engendre CHELA’H (le guide) qui engendre HEBER (le sourcier) ancêtre du peuple hébreu (YVRI ou YBRIM, fils d’Heber, le V pouvant se prononcer B).

L’ensemble des livres de l’ancien testament approuvé par l’Eglise Romaine est écrit soit en araméen, soit en hébreu antique appelé judéen (yehoudith). Elle demeure la langue de la Bible, des talmudistes, l’hébreu est dit carré. L’hébreu carré ne pratique pas la césure des mots en fin de ligne, n’a pas de majuscule, il faut attendre le 8ème siècle de notre ère pour que l’alphabet hébraïque voit apparaître des signes diacritiques (points et traits sous ou sur les lettres) servant à indiquer les voyelles (niqoud en hébreu).

Le sanskrit (-1100)

Le « sanskrit » ou du moins le «protosanskrit» (-1100), est une langue issue du proto-araméen (en Mésopotamie de -1800). L’alphabet hindou se développe plus particulièrement à la période de l’empire perse (Cyrus II en l’an -545), avec l’indo-bactrien. Bactriane est une des grandes satrapies de l’empire perse (-545).

L’Inde a emprunté 16 lettres aux araméens, les autres lettres représentent des idiomes qui leur sont propres.

Le SANSKRIT classique est une langue associée au BRAHMI (-300), dans la filière indienne. Sa racine KRIT signifie « écriture » en l’occurrence il s’agit de l’écriture sacrée. SANSER signifie « régulière et droite » dans le sens pieux. Elle est effectivement réservée aux textes liturgiques hindous. Elle est parfois désignée par les mots « VAC » ou «SABDA» (la parole et la langue) ou par «JIRVA ABA A» (la langue des Dieux).

Le syriaque

Les Chrétiens syriens parlent la langue arabe. Ils conservent cependant pour l’usage liturgique, la pratique d’une écriture ancienne de leurs prêtres, qui porte le nom d’ «ECRITURE JACOBITE » ou du nom de «SERTO».

Quant aux chrétiens de rite nestorien, ils occupent la région du lac d’Ourmia près des frontières communes entre l’Irak, la Turquie, l’Iran et la Russie.

Ils parlent toujours un dialecte araméen qu’ils transcrivent dans un système graphique et alphabétique dont le nom est «ECRITURE NESTORIENNE». Ces deux systèmes reposent sur un alphabet dont la base est les 22 lettres sémitiques qu’ils ont voyellisées à partir d’une autre écriture de la même famille appelée «ESTRANGHELO».

L'éthiopien (-800)

La langue éthiopienne fait partie des langues sémitiques telles que l’araméen, l’hébreu, le syriaque, le libyque.

Elle a cependant d’étroits rapports avec la vieille écriture sud arabique. L’écriture éthiopienne (le nom en grec AETHIOPS signifie face brûlée) est un cas unique parmi les écritures sémitiques, elle s’écrit de gauche à droite.

L’écriture éthiopienne a survécu et se glorifie d’une beauté et d’une élégance sans rivale.

Les lettres ne sont jamais liées. Sensibles aux écritures occultes ils puisent leur savoir dans le livre d’Henoch, un texte secret dans la tradition juive.

Le pays est Chrétien à plus de 50%, avec des Juifs animistes (Falachas) héritiers par Menelik du roi Salomon et de la reine de Saba. Des Juifs christianisés (Falasmoras) vers 1860 et des Musulmans.

Le grec archaïque (-800)

Les Grecs appellent les lettres qu’ils découvrent « PHOINIKEIA » cela signifie «les choses phéniciennes» comme ils le rapportent.

Leurs lettres dérivent des lettres phéniciennes.

Elles le sont par la similitude de leurs noms et de leur ordre d’ALPHA à TAU. Ils opèrent cependant quelques changements dans la prononciation et leurs formes. Les phéniciens avaient employé des noms communs pour désigner les lettres ; La forme rappelait souvent la signification des mots : ALEPH (le boeuf) BETH (maison) GUIMEL (chameau – camel) DALETH (la porte). Lorsque les grecs empruntent les lettres phéniciennes, ils les apprennent par coeur dans une langue différente, le sens des mots était perdu et la prononciation modifia quelque peu les noms. ALEPH devient ALPHA, BETH devient BETA, GUIMEL – GAMMA, DALETH – DELTA. Les deux premières lettres par association donneront le mot : ALPHABET.

Les grecs adaptèrent certaines consonnes phéniciennes pour transcrire les voyelles qui n’étaient pas écrites en phénicien et en langue sémitique (araméen, hébreu). Ils inventèrent de nouveaux signes pour UPSILON (U) et pour les consonnes doubles trois lettres : PHI, KHI, PSI ; les ajoutant à la fin après TAU (T).

Ils écrivent de gauche à droite changeant ainsi le sens de l’écriture avec

l’écriture phénicienne, les lettres grecques conservent cependant la même place que les lettres phéniciennes, si ce n’est que chacune d’entre elles a acquis une autre désignation, erronée ou voulue.

Le phénicien ZAYIN (I) prend en grec le nom DZETA dérivé de TSADE (TS) et donne son propre nom au grec SAN (ancien SADE, phénicien).

Les plus anciennes inscriptions grecques datent de 770 – 790 < NE,

découvertes sur des poteries trouvées dans le comptoir grec D’EL MINA (en Syrie). La seule langue parlée actuellement est le Grec moderne, un alphabet de 24 lettres auquel il manque le « J » et le « Y » latin.

La population est de religion orthodoxe grecque, religion d’état à laquelle se trouve en tête l’archevêque d’Athènes.

L'étrusque (-700)

Les étrusques vivent entre le fleuve ARNO (PISE, FLORENCE) et le TIBRE (ROME), les Grecs les dénomment les «TYRRHENIENS» du nom de la mer qu’ils contrôlaient (un de leur chef s’appelait TYRRHENUS).

Les Romains les appellent «ETRUSCI» et eux-mêmes se qualifiaient de «RASENA».

S’il n’y eu pas d’Empire Etrusque, il existait un peuple qui partageait une langue et une religion. Ils apportent à la civilisation romaine et au peuple d’Italie, une culture des cités et une écriture.

Les rois étrusques gouvernent à Rome au 7ème < NE.

Le samaritain (-600)

Descendant d’un peuple formé d’Israélites resté en Samarie après la colonisation assyrienne vers l’an -720. Nés sous Sargon II les Samaritains observent uniquement le PENTATEUQUE (Hamicha Houmeche en araméen) : 

La GENESE (BERECHIT) ; 

L’EXODE (CHEMOT); 

Le LEVITIQUE (VA’YIKRA) ; 

Les NOMBRES (BA’MIDBAR) ; 

Le DEUTERONOME (DEVARIM)

Ne reconnaissent pas les autres livres de la Bible. Les Hébreux les appellent les Cuthéens (Koutim), les Samaritains se considèrent eux-mêmes comme « Béné » Israël (Israélite) et Chomerim (ceux qui observent la loi).

Le touareg-tifinag (-300)

Leur silhouette est fine, élégante, élancée, droite, fière.

Ils avancent sans se retourner, ils progressent pas à pas, sans limites.

Ils observent le ciel et les étoiles, le souffle du vent qui se dessine sur le sable, le sang battre dans leurs veines.

S’ils ont faim ou soif, s’ils ont peur, ils n’en disent rien. Les Touaregs suivent la lumière des pistes qu’ils connaissent les yeux fermés. Il faut de la patience pour atteindre les puits. Ce sont ces hommes bleus avec des lettres souvent pleines d’énigmes.

Ils laissent derrière eux des milliers de mots, des lettres sur des pierres, ils jettent ici ou là quelques consonnes sur les chemins afin de

les retrouver. Leur parole est une eau vive.

Elle porte un nom : le TIFINAGH.

Le runique (1er siècle)

L’alphabet runique est l’alphabet majeur de peuples d’Europe du Nord. Bien qu’étant dans la famille grecque les runes ne constituent pas simplement des caractères servant à la transmission, mais elles recèlent des significations symboliques qui vont bien au-delà des considérations matérialistes.

Le mot «rune» porte lui-même des connotations du mystère. En allemand il se dit «RAUNEN», en vieil anglais «ROWN». Les runes sont faites pour prendre des décisions, pour agir immédiatement après les avoir interrogées.

Le chinois (1er siècle)

L’écriture la plus pratiquée au monde est un tracé non alphabétique, c’est le système idéographique chinois, le seul encore en vie.

Témoin de tout premier plan dans l’histoire de l’écriture, le système chinois se base sur une reconnaissance essentiellement visuelle et a toujours établi une distinction entre l’écrit et l’oral.

La langue officielle est le mandarin, l’écriture chinoise a pour vocation la transmission des actes officiels. Elle est issue d’une pratique de divination très courante à l’époque des YINS « l’ostéomancie », un oracle réalisé à base d’inscriptions gravées sur des écailles de tortue ou des os, plus proche de l’interprétation que de la lecture.

Sa notation est le fruit d’un rituel, c’est d’ailleurs en comparant  différentes empreintes que CANG JIE, Ministre sous l’Empire de HUANG DI eut l’idée de l’écriture. L’écriture sera conçue comme un lieu entre le visible et l’invisible.

Le maya (3ème siècle)

La main ouverte

Dès le 1ème millénaire avant notre ère, une écriture de type hiéroglyphique existe en Amérique du Sud notamment chez les OLMEQUES et les peuples MAYAS.

Le glyphe maya est un univers en soi, une entité qui se lit de façon globale.

Les glyphes mayas sont sur des acropoles, des forteresses, où ils ont le vertige, ils lisent dans les étoiles, montent les escaliers à n’en plus finir. Les glyphes tapissent des champs de maïs, se renouvellent après la saison sèche, parlent plusieurs dialectes entre eux ; honorent les Dieux par leur sang et les abreuvent de boissons chocolatées, chassent et cueillent des plantes sauvages pour se soigner entre eux.

Les glyphes portent des noms de famille, s’orientent

du côté du soleil. Les mayas ne s’expriment pas par des lettres mais par des dessins se composant d’un symbole central et de signes satellites.

Les glyphes se lisent de haut en bas en colonnes, et de gauche à droite lorsqu’ils sont en cercle…

Ces glyphes de la « Main ouverte » permettent le langage des sourds-muets.

L'arménien - Le Mesrobien (5ème siècle)

L’alphabet arménien passe pour une graphie

singulière voire inclassable.

Avec plus de voyelles que dans n’importe

quel alphabet :

(A = AIP ; E = YETCH ; E = E ; E = ET ; I = INI ; O = VO ; U = HIUN ; Ô = Ô; OU = OU; avec deux Y , Y = HI et Y = YEV.

L’alphabet complet comporte 40 lettres. Ces lettres se distinguent des autres alphabets comme si l’écriture arménienne ne cherchait aucune parenté. 

Elle est pourtant belle et bien dans la famille grecque. L’idée de l’alphabet arménien revient à saint Métrop, un lettré disparu en 441 qui était copiste chez les souverains de l’époque (Varazdates et Arsakes) et qui s’inspire de l’araméen.

Le cyrillique (9ème siècle)

C’est le dernier alphabet venu dans la filière grecque, la langue slave correspond à l’expansion de la religion chrétienne.

Cyrille et Méthode, deux frères nés à Thessalonique, deux moines catéchisent la Bulgarie, la Moravie au 9ème siècle.

Ils traduisent les Evangiles et élaborent une écriture GLAGLOLITIQUE.

L’expérience Glagolitique de Cyrille, alphabet de courte durée, laissera sa place au cyrillique. Il est cependant apprécié encore chez les Bulgares et en Dalmatie où il est employé en liturgie.

C’est un alphabet avec 40 caractères, une écriture Slavon de type ancien avec des lettres qui ont des similitudes avec l’Éthiopien, l’araméen et le copte.

Clément, jeune disciple de Cyrille apporte des améliorations à cette nouvelle écriture.

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