Les ponts du langage

Les Ponts du Langage

Compréhension des mots

 

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Les ponts du langage

Les mots, les lettres traversent les ponts, les frontières sans se soucier des pays, voire des mers, des océans, ces ponts visibles et invisibles donneront aux mots une grande diversité, tout comme la matière est vivante, le mot est humain ! Les êtres ont des sentiments qui viennent de leurs pensées, de leurs paroles ; les mots suivront, les mettant en lumière, animant ainsi notre existence.

Les mots véhiculeront des milliers d’informations, grâce aux sons, aux sens, aux formes; ainsi le langage et son étude, seront un jeu de construction nouvelle possible, grâce à la reconstruction des langues anciennes encore vivantes et dites mortes.

La méthode d’archéographie est scientifique tout comme peut l’être la physique ou la biologie. Elle a également un côté ludique puisque chaque mot a son histoire et chaque histoire a aussi son humour.

Selon la langue du pays qu’elle traverse sur les ponts du langage, l’archéographie adoptera une unité au moins trilingue, voire carrée ; c’est le moins que l’on puisse faire pour réveiller un mot endormi, sans tenir compte de notre langage cérébral où l’on perçoit les images et les idées globales, avant d’entrer dans le détail des choses, des objets ou des idées.

Lorsque l’on parle de cette grande famille de mots, il s’agit de tous les mots usuels, y compris les noms, les prénoms, les pays, les villes et les villages.

Ainsi le mot ignore le temps et l’espace, tout comme la science des chiffres se nomme aussi la science des lettres, la science des mots se nomme l’archéographie.

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Les ponts du langage

Faisons à présent un tour sur quelques ponts du langage :

Nous portons sur nous nos habits, nous habitons notre maison et nous avons nos us et coutumes, donc nos habitudes. Nous aurons un pont entre habitude et coutume, ainsi que coutume à costume, tout comme habit correspond à costume.

En langage sémitique (phénicien, hébreu, arabe, araméen …), le son «haït» signifie à la fois «le mur de pierre» et le «fil» (tissu).

Le français et l’arabe, l’araméen, reproduisent la même idée; après tout, n’ habitons-nous pas nos habits qui ne sont que la paroi de nos habitudes?

Le mot pain en français a pour homonyme pain en anglais qui signifie «la peine» donc la douleur; la douleur en hébreu se dit hebl (HBL), qui a pour homonyme hleb, «le pain» en cyrillique (russe) (HLB).

Souvenez-vous: n’est-il pas dit : «tu gagneras ton pain à la sueur de ton front»?

La relation avec la douleur, le pain, serait une relation avec le travail, l’argent ; si l’on prend le dollarnous aurons douleur, dollar est le «do-lord», la douleur envoyée par le seigneur.

Plata en espagnol est une ancienne monnaie qui rappelle le plat, la table …

En araméen et en hébreu le mot «aïn» signifie à la fois «œil» et «puits» ; en chinois l’œil se dit yan jing (cependant chaque syllabe prise séparément signifie «puits»).

Le chinois pour «œil» traduit «puits-puits» ; l’œil est un double puits de lumière.

En araméen le « puits » se dit beer (ou veer) et signifie aussi «éclairer» ; par ailleurs, en nabatéen (origine de la langue arabe) ber signifie aussi «le puits» (l’oasis dans le désert). Le gardien du puits est celui qui fait le tour du puits pour s’assurer de sa propreté et accueillir les caravanes étrangères.

Le puits (ber) est borné au nord et au sud, le gardien du puits portera le nom du puits, le mot (ber-ber) berbère est né …

En français BR et VR, c’est-à-dire «boire» ou «voir», lient la lumière et l’eau.

Voici donc d’autres «ponts de lumière».

A partager le puits, on peut partager le nid qui se dit qin en hébreu.

En anglais kin signifie «être membre d’une même famille» ; en chinois qin («les oiseaux») ; en latin «oiseau» se dit av(is) et la même racine en araméen (AV ou AB: abba signifie le «le père».

Le nid, la famille, les parents, les enfants, voici un autre pont du langage.

André Lévy

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Que de mots souples et simples qui ne sont pas dans le dictionnaire

Voici quelques mots

à titre d’exemples qui ne sont pas dans le dictionnaire et qui font évoluer la science, la technique, la littérature, la culture de notre époque. Ils sont d’origine grecque. Le grec est la langue mère de la langue française avec le latin:

Bibliocrisie:

biblio = livre, crisie = critique; La critique d’un livre présuppose du talent et de l’objectivité.

Biopaleste:

bio= vie, Paleste= lutter; signifie qui lutte pour gagner sa vie. Le mot est inexistant dans le dictionnaire, ils sont pourtant nombreux à lutter chaque jour pour gagner leur vie.

Polycrote:

Poly= plusieurs, Crote= bruit « que d’affaires polycrotes pour rien »

Limoctonies:

Limo= famine, Ktonie= mort brutale, signifie mourir de faim. Chaque jour dans le monde la sécheresse condamne les êtres à la limoctonie.

Mesopoleme:

Méso= entre deux, Polem= guerre, l’Egypte antique, la Perse, la Grèce et Rome, voici quelques civilisations disparues qui avaient des mentalités de mésopolème.

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D’un puits de langage à un puits de science

Le français appartient aux langues romanes, c’est-à-dire nées du latin et des peuples soumis à la domination romaine: l’italien, le valaque, le portugais, l’espagnol, le provençal…

Le français que nous parlons aujourd’hui n’a commencé à se construire qu’au 10ème  siècle avec l’arrivée des Normands pour devenir la langue officielle au 16ème  siècle sous François 1er (ordonnance de Villers-Cotterêts, (Aisne) du 10 août 1539). 

L’étude des origines de la langue française est donc une manière concrète de participer à la compréhension de l’Europe.

Plus largement l’archéographie peut contribuer à lutter contre le manque évident de culture qui conduit chez les jeunes et les moins jeunes, à la grossièreté, la violence verbale et physique, le rejet systématique. C’est un moyen de cultiver la différence essentielle pour ne pas être indifférent.

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Origine et compréhension des mots

Nous avons deux visions de lecture et de compréhension des mots selon que nous fonctionnons avec notre cerveau gauche ou notre cerveau droit.

La vision de l’esprit serait divisée en deux: l’une supérieure dite «le conscient», l’autre inférieure dite «l’inconscient».

Il est fondamental, tout particulièrement dans l’éducation des jeunes enfants, de ne pas raconter n’importe quoi sur les mots sans que ces derniers soient bien fondés, ce afin de ne pas gêner leur développement.

La partie basse du cerveau est dite «reptilien», elle ordonne les fonctions élémentaires: La respiration, la soif, la faim, cette couche est commune aux êtres humains et aux animaux jusqu’aux reptiles. La partie du cerveau supérieur sera le siège des fonctions intellectuelles. L’être conscient est celui qui sait contrôler ses instincts et qui peut vivre socialement dans le respect et la dignité humaine.

L’être inconscient est celui qui laisse agir «le serpent qui est en lui».

On ne peut donc pas allouer l’intelligence à l’homme et le traiter de bête, tout comme l’animal ne peut pas être intelligent et «bête» à la fois, ce qui n’exclut en rien les bons instincts de l’animal.

Par ailleurs, la pulsion sexuelle du cerveau reptilien est redoutable, elle est source de bien des conflits.

Le cerveau a donc un côté droit et un côté gauche;je m’attacherais dans cette présentation uniquement à la lecture et à la compréhension des mots, et non pas au fait d’être droitier ou gaucher, habile ou malhabile.

Les deux cerveaux sont reliés par deux faisceaux de fibres nerveuses qui alimentent «les ponts du langage».

Comment chacun des lobes voit et comprend le monde des mots:

Le cerveau gauche analyse et détaille, pèse le pour et le contre, s’égarera dans des listes interminables d’arguments, avant de prendre la moindre décision ou d’émettre une simple idée.

Le cerveau droit saisit l’ensemble des choses et des idées et donne un avis, il fera un dessin, tout comme quelques mots pour lui, vaudront un long discours.

Les bergers comptent leurs moutons en observant le troupeau et se trompent rarement.

Le cerveau droit est intuitif, il aura un talent musical tandis que le gauche devra lire les notes pour déchiffrer la partition.

Le conflit réel droit/gauche est dans la conception d’une même et simple lecture, l’un de l’ensemble, l’autre du détail.

Les uns seraient ils de mèche, quand les autres seraient les méchants?

Le gauche a un langage châtié et particulier alors que le droit a un langage universel. De là vient une incompréhension sur les mêmes mots de base, communs qui ne sont pas compris de la même manière par les uns ou les autres. La première chose qui pourrait les rassembler est de découvrir les mots dès leur origine première c’est-à-dire à la source des langues à savoir leur archéographie et non pas leur simple étymologie.

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Un juif, un chrétien, un musulman

La langue proto-araméenne (an -1800) est originaire du pays d’Aram, celui d’Abraham, entre la Syrie et la Mésopotamie.

Des passages de l’Ancien Testament sont rédigés en araméen (an –1000), tels que Daniel, Jérémie, Le Livre de Job, Le Cantique des Cantiques.

Jésus a l’araméen pour langue maternelleet connait le proto-araméen, c’est une langue internationale qui eut son heure de gloire 1000 avant notre ère, alors que les Achémides font la conquête de la Mésopotamie.

L’hébreu est la langue officielle de l’état d’Israël ; Israël:Ce nom est donné à Jacob et signifie le combat contre l’ange du Seigneur.L’alphabet comporte vingt-deux consonnes avec des points-voyelles.

La langue hébraïque est une langue sémitique. Chaque lettre possède une valeur numérique (le A : 1 ; le B : 2 ; le M : 40 ; le T : 400; etc…)

Le mot «hébreu» vient de haberdont la racine est ibriqui signifie passer. Héber est l’arrière petit-fils de Sem, le fils aîné de Noé, d’où le peuple sémite. C’est le peuple des rois David, Salomon, le peuple du Livre: la Bible, le mot «juif», quant à lui, apparaît pour la première fois avec Abraham, il signifie fidélité et confiance à Dieu, se dit : Yod, Youd, Yid. A propos de Jésus, qui est juif, Charles Péguy dit: «C’est un Juif, un simple Juif, un Juif comme vous, un Juif parmi vous».

Issu de la tribu de David par sa mère, Yhéchoua (Jésus en proto-araméen), est le fils de Joseph le naggar(le charpentier en araméen). Le mot Christsignifie « Onction divine » d’où le nom de chrétien, et sa fonction, celle de Messie (Mihéchoua).

Les Arabes sont un peuple descendant de Cham,le deuxième fils de Noé, d’Ismaël, fils d’Abraham, d’Esaü, fils d’Isaac.

Vivant sur la terre de Canaan (la pourpre rouge), autour du bassin méditerranéen, ils sont à l’origine de l’Islam, dont la racine est Salam(qui signifie la paix) et des Musulmans (celui qui se soumet à la parole Dieu).

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Un mot, une histoire

Si vous désirez comprendre le français, remontez au latin et au grec ; quand vous y serez parvenus, si vous désirez comprendre le grec, reportez-vous au phénicien et à l’araméen. De même si vous voulez pénétrer au cœur des langues chinoise ou persane, penchez-vous sur le sanskrit et les langues hindoues. Si vous vous intéressez à l’arabe ou à l’hébreu, remontez au nabatéen et à l’araméen, puis au sumérien, à l’akkadien, pour aboutir aux hiéroglyphes …

C’est par cette méthode que vous boirez à la source et que vous découvrirez peu à peu l’idée essentielle : le savoir ne nous appartient pas. Tous en sont à l’origine; chacun a le droit d’en profiter, mais ne doit jamais tenter de l’annexer.

Au temps où elles se cherchaient encore, les langues ont pris pour premier instrument des livres destinés à donner un sens à l’existence humaine et à devenir universels: ce sont les Kingchinois, les Vedahindous rédigés en sanskrit, le Corande l’Islam en arabe, le Sepherde Moïse en araméen et en hébreu, les Evangileschrétiens en grec et en latin, mais aussi les Livres de Zoroastreécrits en vieille langue perse (ou zend, «langue vivante») qui furent traduits en pehlvi, langue plus moderne.

Dans d’autres parties du monde, les idiomes runiques sont conservés dans l’Eddaou chants sacrés de la littérature celtique touchant le culte des druides… et toutes ces langues sont issues de la réunion entre l’Asie et l’Europe symbolisée par l’indo-européen.

Il a fallu longtemps pour développer l’intelligence des peuples, pour relier la matière et la substance au verbe et aux symboles de l’esprit. La langue, comme l’enfant qui apprend à découvrir le monde, ne doit pas être isolée. Elle a besoin des autres pour grandir.

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Une merveilleuse diversité

Les alphabets du monde entier nous réservent bien des surprises: l’écriture chinoise se note de haut en bas, en rangeant les colonnes de droite à gauche; le sanskritsuit une ligne horizontale de gauche à droite ; les écritures sémitiques– araméen, hébreu, arabe – se forment de droite à gauche ; les Grecs sont à l’origine du boustrophédon(de bous, «bœuf» et strophein, «tourner») qui suit les sillons creusés par l’animal : de droite à gauche puis de gauche à droite selon un cheminement serpentin …

Cette étude des alphabets, des chiffres, des signes et des lettres est une manière de rendre hommage à mon grand père maternel sans lequel l’ensemble de ces travaux archéographiquesqui ont occupé mes nuits n’aurait pu voir le jour.

Il m’a fallu comparer, analyser avec minutie des milliers de mots issus de nombreuses langues ou langages – hiéroglyphes, sumérien, protosinaïtique, ougaritique, akkadien, hittite, phénicien, araméen, paléohébraïque, éthiopien, nabatéen, syriaque, hébreu carré, arabe, sanskrit, chinois, vieux perse, brahmi, tibétain, grec, latin, Manuscrits de la Mer Morte – afin de déceler les points de contact entre les langues véhiculaires que sont l’anglais, le français, l’allemand, l’italien, l’espagnol, le portugais, le néerlandais, le cyrillique … Très vite j’ai compris qu’il s’agissait pour moi – pour nous – d’aller bien au-delà de l’étymologie propre à chaque langue en empruntant les ponts séculaires, parfois en ruines, qui existent entre elles. Il s’agissait de trouver ce filet d’eau, cette source qui avait donné naissance aux fleuves du monde entier.

C’est ainsi que j’ai pensé «Archéographia»: en racontant l’histoire du mot, du chiffre, de la lettre, raconter tout simplement la nôtre.

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L’origine des mots n’est pas le fruit du hasard

MAIS D’UNE CONSTRUCTION METHODIQUE QUI A SUIVI LE COURS DE L’HISTOIRE

Avec les écritures égyptiennes antiques et le suméro-akkadien en Mésopotamie, nous sommes dans les écritures dites idéographiquesou pictographiques, des signes, des dessins, des marques qui représentent des messages que chacun peut lire dans sa langue.

L’écriture est également syllabique, celle qui utilise un mot par syllabe. Quoi qu’il en soit, hiéroglyphe (en grec : Hiéro-sacréet glyphe-dessin), cunéiforme (en latin : Cunéus-en forme de coin), ou syllabique, voire un caractère chinois « idéogramme ». Nous parlons d’écriture …

Le terme glyphe est utilisé à propos de l’écriture Maya.

Le mot Alpha-bet, qui nous rappelle les deux premières lettres de l’alphabet grec et qui entend également le système même d’écriture ou chaque lettre à un son ou deux.

Alpha ou Aleph (le « A » en araméen), en langue sémitique le « P » se dit « F » ou « Phé ». L’arabe par exemple n’utilise pas le son « P » mais le son « Fé ».

Nous entrons dans le monde des Monèmes et Morphèmes (forme), la plus petite unité linguistique porteur de sens, et des Phonèmes terme qui nous permet de distinguer un sens par un son.

L’écriture cunéiforme consiste à imprimer des clous extraits avec un calame, roseau taillé, dans l’argile molle.

Les mots nous racontent une histoire. Leur histoire par le son, le sens, la forme de la lettre, en retournant à la source, aux puits, à leur racine.

Nous devenons les nouveaux re-constructeurs pour nos enfants et les générations futures, qui elles sont les constructeurs de demain. En langue araméenne, arabe, le mot Ben signifie le fils et le mot Benoum (Bonim en hébreu) signifie le constructeur ; l’enfant n’est-il pas le constructeur de demain ?

Des mots auxquels il nous faudra redonner un ajustement- Entre dormir et dream (rêve en anglais), traum (rêve en allemand) et traumatisme, entre bed (le lit) et bad (mauvais), tous ces rêves qui ne se réalisent pas, est-ce dramatique ?

Meten araméen signifie à la fois le litet la mort. Nuiten français est à la fois une forme du verbe nuireet le mot nuit (opposé au jour).

Chaque mot doit être compris dans le sens propre de chaque langue, si nous prenons le mot pomme, ce fruit du pommier, manzana en espagnol, tapéh en araméen, toufaha en arabe (le P=F).

Les mots seraient-ils laissés à l’arbitraire d’un chef, d’un Roi, d’un Scribe lettré ne feraient-ils pas l’objet d’une logique avant d’être acceptés ?…

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Maitrise du langage

LE LANGAGE EST PROPRE À CHAQUE HOMME, CHAQUE PAYS, CHAQUE REGION, CHAQUE SOCIETE.

Il est l’instrument essentiel de la communication, relève de la science de la sociologie, de la spiritualité. Le langage possède des structures bien déterminées, il a des méthodes, il a son histoire. Il est donc lié aux progrès de la civilisation pour fixer la langue parlée. Les scribes, les prêtres ont éprouvé le besoin de l’écrit; ainsi le besoin grammatical prit naissance afin que chacun comprenne les progrès de l’autre.

Des langues ont été répertoriées en Mésopotamie, en Inde, en Grèce, et leur conception est à la fois discours, méthode et esprit.

L’analyse passe par la pensée et l’intelligence par le langage.

De là sont nés des noms tels que logiqueou raisonnement. Leurs sens premiers devaient conduire à la vérité.

Puis il y avait ceux qui maniaient les arguments, afin qu’ils prennent un caractère universel: les philosophes. Les grands philosophes étaient avant tout des philologues, des amateurs de langue qui ont établi des lexiques de mots simples et rares souvent empruntés à d’autres langues.

Les langues européennes ont pris modèle sur les langues grecque et latine; la Renaissance a puisé dans les langues hébraïque et arabe, et la langue française, qui ne date que du XVIèmesiècle, s’est largement servie en étymologie.

Au siècle, on a recensé les langues connues à travers le monde. Ce travail a été fait en partie par les Missionnaires chrétiens voués à l’évangélisation.

Au 16ème siècle, tandis que la science progressait, de nouvelles matières sont nées : les sciences humaines, qui avaient pour objet de comparer les méthodes d’application et les langues.

L’une d’entre elles s’est fait remarquer: le sanskrit, la langue classique et sacrée de l’Inde. Ainsi s’est formée une nouvelle famille de langues, par un courant nommé  indo-européen, avec pour fil directeur commun le son, cet instrument qui donne des précisions nouvelles.

On comprend donc que le langage est aussi ancien que la conscience, né de la nécessité de communiquer avec d’autres hommes. La langue est un fait social. En effet, selon la société, il y a ou non évolution du vocabulaire.

Cependant, des structures de société particulières ou politiques ont abusé de la psychologie des peuples pour que ces derniers s’enferment dans une langue terne et superficielle, c’est-à-dire à laquelle on ne donne pas la possibilité d’évoluer.

Aussi les philologues se sont-ils préoccupés de fonder des langues avec des bases générales, en essayant de dégager des lois propres à toutes les langues. Si l’on considère que certains systèmes de signes sont des mots, alors le langage est le seul représentant «légal» de la pensée, avec l’expression du visage qui n’est autre que celle de son âme.

Chaque langue a donc sa propre structure, son évolution qui, au cœur même de ses préoccupations, est liée à l’infrastructure du pays qui la gouverne. C’est ainsi que les mots sont chargés, surchargés, et la société dans laquelle ils évoluent en recèle les signes indicateurs.

Le mot est en équilibre momentané et son évolution est possible car il a un passé, une mémoire viveen quelque sorte.

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